Le problème de la mobilité à Schaerbeek : l’échevinat de la mobilité !
septembre 29, 2012 — 17:45

On nous a souvent demandé quel est le point commun entre les thématiques défendues par les Pirates et les compétences communales. Nous n’avons eu de cesse de répondre qu’il s’agissait, quel que soit les niveaux de pouvoir, de manière de faire : ce que nous mettons en cause, ce sont les méthodes de travail. Quelles que soient les thématiques abordées, on constate qu’il faut tout reprendre depuis le début.

Un exemple, par exemple ? La mobilité.

Touts les candidats se présentant à Schaerbeek ont leur idée pour résoudre un problème perçu et subi par n’importe quel schaerbeekois, qu’il soit automobiliste, piéton, cycliste ou bébé dans une poussette : on ne sait plus circuler à Schaerbeek. Plus moyen de se déplacer dans notre commune, et plus moyen de s’y arrêter.

Zones de stationnement, plan communal de mobilité, zone de tarification, carte de stationnement, parkings en surface : de soi-disant « leviers » que les candidats se proposent d’actionner pour résoudre le problème de la « mobilité ». Tout cela sera vain tant que, c’est la conviction du Parti Pirate, nous ne posons pas la question de la mobilité elle-même. A quel moment « la circulation » (automobile et autre) est-elle devenue « la mobilité » ? On peut avancer sans peur de se tromper que ça doit avoir un lien avec l’arrivée des Écolos dans le champ politique. A moins que ça ne soit de ce même tonneau qui transforme « le clochard » en « SDF » et « handicapé » en « PMR ».

Quoi qu’il en soit, en basculant de « la circulation » à « la mobilité », nous sommes passés d’un problème « politique » (dans le sens d’un problème de la vie de la cité) à un problème « idéologique » (dans le sens de vision du monde). Ce faisant, la manière dont on se déplace dans la commune devient un enjeu pour les politiques. Les questions de mobilité ne doivent donc plus être résolus, au contraire : elles doivent perdurer afin de continuer à donner l’occasion aux partis politiques de faire la publicité de leurs « idées ». Et lorsque la réalité d’une situation importe moins que l’idée qu’on s’en fait, on appelle ça du dogmatisme.

Or, le dogmatisme, les Pirates s’en défendent. S’ils ont des idées, il n’en sont pas prisonniers. Ils ne nient pas la réalité au profit d’un fantasme.

Il y a, sur les 161 km² de la région bruxelloise, 19 échevins de la mobilité, une ministre régionale de la mobilité et un secrétaire d’État fédéral à la mobilité. 21 politiques, 21 administrations faisant des plans sur un territoire à peine plus grand que…je sais pas moi, un pin’s ? Un enfant de quatre ans comprendrait qu’il est strictement impossible d’avoir une circulation fluide quand 21 administrations se mettent en tête d’en définir une partie.

Ce que le Parti Pirate de Schaerbeek propose, c’est de supprimer l’échevinat de la mobilité et de transférer les compétences liées à la circulation à la zone de police Schaerbeek-Saint-Josse-Ever et celles liées au stationnement à l’Agence Régionale du Stationnement en cours de constitution.

Une zone de police reprenant trois communes est un bon compromis entre les tenants du localisme et ceux qui veulent régionaliser toute la compétence. Sur trois communes, un plan zonal de circulation peut être mis en place de façon cohérente et professionnelle.

Quant à l’Agence Régionale de Stationnement, c’est une initiative de la Région. A terme, la gestion du stationnement se fera sur l’ensemble de la région. Ce sera l’occasion de mettre fin à des « partenariats public-privé » tellement scandaleux que je ne veux même pas en parler ici (ceux, innombrables, qui se sont pris une prune à Schaerbeek savent à qui je pense).

Tout reprendre depuis le début, c’est le crédo du Parti Pirate. Dans ces questions de mobilité circulation comme pour beaucoup d’autres, nous ne voulons pas de demi-mesures, mais de vraies mises en question.

La beauté oblige l’âme
septembre 28, 2012 — 16:50

Cette jolie phrase est peinte sur une maison à la façade multicolore, pas loin de chez moi. « La beauté oblige l’âme », dans ce quartier, dans cette rue, cette pensée profonde de Louis Calaferte ne manque pas de sel. Mais mon propos n’est pas de disserter sur ce message, bien que. Ca commence à faire des années que je la lis quotidiennement, et il n’y a que récemment que ça m’a fait penser à la politique communale.

Connaissez-vous le Mât de Lalaing ?

Une espèce de lampadaire kitsch vert délavé, très vieux, qu’on a ressorti de je ne sais où pour le réinstaller devant la maison communale avant de lui rendre son emplacement d’origine à l’entrée du parc Josaphat.

J’écris « kitsch vert délavé, très vieux », mais il ne s’agit pas d’entamer le débat esthétique si ce truc est moche ou pas, si c’est de l’art ou pas. Emir Kir, secrétaire d’Etat bruxellois du Patrimoine,  est nettement plus compétent que moi pour en juger :-p

Le fait est que dans le budget 2011, celui-là même qui a vu les impôts locaux augmentés, la somme de 400.000 € a été réservée à la restauration de cet objet.

Encore une fois, il ne s’agit pas de discuter de la question de savoir si ça les vaut (encore que, 400.000 euros pour astiquer un mât, j’ai du mal à imaginer comment on y arrive).

Demander, dans le même budget, un effort fiscal non négligeable aux habitants (la taxe communale sur l’IPP est passé de 6,5 à 6,8%) et « utiliser » (doux euphémisme) 400.000€ pour la rénovation d’une œuvre d’art : vous voyez le problème ?

Comment cette décision a-t-elle pu être prise ?

Les amis de Démocratie Schaerbeekoise font, depuis des années, le suivi des séances du conseil communal. Voici un extrait des observations personnelles qu’il a faite lors des discussions sur le budget :

Pendant la discussion générale, on assiste à de véritables opérations de « communication », avec effets de manche, fausses indignations et discours finalement très convenus, selon que l’on s’oppose ou que l’on soutienne la majorité. Heureusement, un débat plus argumenté et plus sérieux se développe ensuite sur certaines questions spécifiques. Plusieurs conseillers paraissent psychologiquement absents ou complètement largués! Or, ce point budgétaire, certes techniquement complexe, devrait susciter davantage de réflexions approfondies et surtout prospectives. Le budget est tout de même l’expression chiffrée d’une politique communale.

Des décisions importantes pour la vie de chacun de nous sont prises par des gens dont la seule légitimité dont ils peuvent se prévaloir est un vote automatique tous les six ans. Pas d’autres légitimité que celle-là. Or, selon le Parti Pirate, le budget, comme toutes les autres décisions qui touchent la collectivité, devrait être produit non seulement par les élus (puisqu’ils sont élus pour ça) mais aussi par tous les habitants de la commune. Non seulement parce que la démocratie ne saurait être autre chose que le gouvernement par la multitude ; mais aussi parce que, en élargissant le panel des producteurs de la loi, on accroît le nombre de propositions, d’idées, de points de vue : et une décision stupide (d’un point de vue budgétaire et politique, pour l’aspect esthétique, je ne sais pas) comme celle-ci aurait moins de chance d’apparaitre.

« La beauté oblige l’âme », ouais mon vieux, mais ce serait pas mal aussi que « la démocratie oblige le politique ».

Liste n°15
septembre 19, 2012 — 15:41

Hop, ça y est, nous venons de recevoir par téléphone le numéro de liste qui nous a été attribué : il s’agit du numéro 15 !

Les Pirates d’Ixelles et de Bruxelles-Ville ont reçu le n°14.

A Schaerbeek, il faut toujours que ça soit différent :-p

(en réalité, je crois plutôt que ça à voir avec le nombre de liste candidate, la taille des listes et l’heure d’arrivée du dépôt de l’acte de présentation)

Les actes de présentation ont été déposées et validées.
septembre 17, 2012 — 20:08

Ouf ! Voilà c’est fait ! Les listes sont déposées et finalement acceptées (encore qu’à cette heure-ci, lundi soir, on attend encore la confirmation finale finale).

Quand je serai fatigué, usé et vieilli, je penserai à ces moments de stress en rigolant. Mais là, tout de suite, c’est pas super drôle.

Il a fallu d’abord récolter 100 signatures de citoyens, à faire valider ensuite par l’administration communale. On y allait au fur et à mesure qu’on récoltait les signatures.Mais, comme je l’avais dit par ailleurs, l’exercice était sympathique et nous aura permis d’aller plus facilement au contact des citoyens.

Nous attendions que ce soit notre tour pour entrer dans le bureau principal lorsque nous rencontrâmes les autres candidats. Parce que oui, petits ou grands partis, tous doivent déposer leur acte de candidature aux mêmes lieux et heures. Et il faut dire que le Capitaine et moi avons bien ris en entendant, au loin, leur conversation d’où, régulièrement, émanait le mot « pirate ».

Nous avons eu des sueurs froides quand l’administration nous a rappelé le samedi, jour du dépôt des actes de candidatures, pour nous signaler qu’il manquait 9 signatures. Panique momentanée : nous avions laissé un paquet de signatures dans la voiture d’un pirate (et le coupable a été condamné à payer une méchante tournée).

Second stress lorsque nous avons été appelé pour des raisons d’orthographe de noms/prénoms : un trait d’union de trop, un accent qui manque et, hop, un dimanche pourri. Mais bon, ça a été rapidement réglé.

Résultat des courses, dans quelques heures nous connaitrons le numéro de notre liste mais quoi qu’il en soit, il y aura finalement des candidats PIRATE aux élections communales du 14 octobre 2012 à Schaerbeek.

Comme on dit chez les Pirates : Arrrr !

La liste des Pirates de Schaerbeek est arrêtée (yoohoo !)
septembre 3, 2012 — 23:45

Alors voilà, après des discussions aussi nombreuses qu’agréables, les Pirates se sont entendus pour la constitution de la liste pour les communales du 14 octobre prochain.

Avant de vous présenter les candidats, voici quelques éléments qui sont à la base de cette composition :

  • une petite liste : 5 candidats, dont 3 garçons et 3 filles.
  • une liste de jeunots : moyenne d’âge inférieure à 30 ans, de 23 à 40 ans.
  • girls : les deux candidates occupent la 2ème et 3ème place, c’est-à-dire des places éligibles.
  • quartiers des candidats : Liedts,  Diamant, Riga, Noyer, Josaphat.

Les candidats

  •  Wissam Chaïri, étudiant en sciences humaines
  • Camille Mommer, consultante en bio-ingénierie
  • Laureen-Joyce Centner,maquilleuse
  • Jean-Charles Nadé, consultant en informatique
  • Marouan El Moussaoui, conseiller politique

La description de chacun arrivera au fur et à mesure.

« On a rien scellé chez le notaire »
juin 23, 2012 — 8:36

Isabelle Durant a déclaré dans Le Soir d’hier que l’accord pré-électoral qu’elle venait de signer en avril dernier ne l’engageait à rien.

Il n’est jamais qu’un signal pour l’électeur. On n’a rien scellé chez le notaire. C’est un engagement moral qui montre notre préférence.

Frottons nous les yeux avant de continuer.

Donc, un accord pré-électoral a été signé, mais pas chez le notaire, ce qui fait que ce n’est qu’un « signal », un « engagement moral ».

A se demander pourquoi tant de contorsions : n’eut-il pas été plus facile de ne pas signer d’accord et d’aller aux élections les mains libres ? n’eut-il pas été plus honnête de ne pas signer un accord dont on dit à l’avance qu’il n’engage que « la morale ». Morale qui, comme chacun sait, est la chose la mieux partagée dans la vie politique. La morale a-t-elle eu à y voir lorsqu’en 2006, aux dernières élections communales, Ecolo a « mangé sa parole » en refusant de s’associer avec ceux avec qui elle avait signé un accord négocié en secret avec les socialistes et les humanistes ?

La morale, lorsqu’elle est une posture, n’est qu’une imposture. Les Pirates, comme les citoyens, ne sont pas des bisounours : nous n’avons pas besoin d’être bercés par des belles paroles, surtout quand elles ne servent qu’à habiller des desseins pas très reluisants, comme de continuer à faire partie de la majorité qui gouverne la commune, et ce quel qu’en soit le prix « moral » à payer.

Le Pirate et la politicienne
mai 4, 2012 — 11:32

Une dame en montgolfière se rendit compte qu’elle était perdue. Elle diminua son altitude et repéra un homme dans un bateau en contrebas.

Elle lui cria: « Excusez-moi, pouvez-vous m’aider? J’ai promis à un ami de le rencontrer il y a une heure de cela, mais j’ignore où je me trouve. »

L’homme consulta son GPS portable et répondit: « Vous êtes dans une montgolfière, à environ 10m d’une élévation de 150m au-dessus du niveau de la mer. Vous êtes à… 34 degrés, 29.03 minutes de latitude Nord et 114 degrés, 19.34 minutes de longitude Ouest… »

Elle roula des yeux et dit: « vous devez être un pirate… »

« En effet, » répondit l’homme. « Comment l’avez-vous deviné? »

« Eh bien, » répondit la dame en montgolfière, « tout ce que vous m’avez dit est techniquement correct. Mais je n’ai aucune idée de ce que je peux faire de vos informations, et je suis toujours perdue. Franchement, vous ne m’avez été d’aucun secours, et en conséquence, je suis davantage en retard à présent.

L’homme sourit et répondit: « Vous devez être une politicienne. »

« En effet, » répondit la dame avec enthousiasme. « Comment l’avez-vous deviné? »

« Eh bien, » répondit l’homme, « vous ne savez pas où vous êtes ni où vous allez. Vous ne vous êtes élevée jusqu’au point où vous vous trouvez que grâce à une grande quantité d’air chaud. Vous avez fait une promesse que vous ne savez pas comment tenir, et vous vous attendez à ce que je résolve votre problème. Vous êtes exactement dans la même position qu’avant notre rencontre, mais d’une certaine manière c’est à présent de ma faute. »

Internationale des Pirates, Prague, avril 2012
avril 10, 2012 — 13:55

Les Pirates du monde entier se retrouvent à Prague pour le Congrès 2012 du Parti Pirate International

Les 14 et 15 avril, Prague sera la capitale des Partis Pirates. Les représentants de plus de vingt pays se retrouvent en République Tchèque pour l'Assemblée Générale du Parti Pirate International (PPI).

Au cours de ce congrès, l'Assemblée Générale (AG) — la plus haute instance du PPI — décidera de l'admission de nouveaux membres au PPI, élira un nouveau bureau et discutera et votera des amendements aux statuts du PPI. Un forum ouvert et une session parallèle pour discuter de la formation d'un Parti Pirate Europe/UE s'y tiendront également.

« Ceci est l'une des plus importantes rencontres Pirates de l'année. Nous sommes fiers de pouvoir l'accueillir à Prague. » annonce Ivan Bartos, le président du Parti Pirate tchèque organisateur de l'AG. « Les Pirates du monde entier pourront s'attaquer aux défis du XXIème siècle auxquels les autres partis ne trouvent aucune réponse depuis leur monde analogique. »

Les temps forts du congrès seront les interventions de :

  • Amelia Andersdotter (Eurodéputée pour le Parti Pirate suédois),
  • Laurence Vandewalle (Conseiller politique au Parlement européen pour le groupe Verts/ALE),
  • Cory Doctorow (Auteur, bloggueur, journaliste, co-éditeur de Boing Boing et fameux opposant du monopole anti-copie),
  • Fabio Reinhart (Membre du Parlement de Berlin pour le Parti Pirate allemand),
  • Rick Falkvinge (Fondateur du premier Parti Pirate en Suède).

« Le mouvement Pirate s'étend rapidement — il y a des Partis Pirates dans presque cinquante pays à travers le monde. » déclare Lola Voronina, Chief Administrative Officer du PPI. « Les Partis Pirates sont plus que des acteurs politiques nationaux, nous sommes un mouvement politique et social mondial ! Le congrès 2012 du PPI est l'opportunité parfaite pour préparer nos futures campagnes internationales et échanger des idées. Après tout “Partager c'est aimer” ! »

Les personnes intéressées peuvent suivre le congrès via live streaming : .

Les représentants de la presse sont les bienvenus au congrès. Merci de vous enregistrer comme « Press » à cette adresse : https://ppiga.pirati.cz/ . Les plannings et des informations supplémentaires sur le congrès sont également disponibles ici.

Pour tous renseignements sur le Congrès 2012 du PPI, merci de contacter :

  • Lola Voronina, Chief Administrative Officer, Pirate Parties International, +420 608 504 570.
  • Mikulas Ferjencik, Vice-président, Parti Pirate tchèque, +420 737 943 770.

Le Parti Pirate International (PPI) est une organisation non-gouvernementale (ONG) constituée pour aider à la création, au développement et la promotion ainsi qu'à la communication et à la coopération entre les Partis Pirates. Cette ONG a été officiellement fondée au cours du congrès de Bruxelles du 16 au 18 avril 2010.

http://www.pp-international.net/

Un Pirate est libre
avril 7, 2012 — 13:42

Trente ans que des gens à travers le monde se battent contre l’ordre néolibéral. Trente ans que des actions collectives, initiées par des citoyens ou des associations, tentent de faire barrage à cette société dont Milton Fridmann, entre beaucoup d’autres, s’est fait le promoteur zélé. Ce mouvement d’opposition à l’idéologie dominante est appelé « altermondialisme » en français, et « global justice movement » en anglais[1].

Trente ans, cela fait des générations entières. Dans le monde entier. Comment et pourquoi ce mouvement a échoué dans sa tentative de transformer le monde ?

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Condamnes a s’echouer ? Vraiment ? Reponse a Faniel et Vercauteren
avril 7, 2012 — 13:34

Suite au succès électoral des pirates berlinois, les pirates de Belgique ont eu l’honneur d’être l’objet de l’attention des médias traditionnels et de fameux politologues[1]. Leur analyse se déclinent en quelques points : la thématique du Parti Pirate est (1) limitée et (2) « n’apparaît pas comme majeure ». Les Pirates (3) s’adressent à un type de public très particulier et (4) manquent nettement de visibilité.

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